Bureau européen

Depuis 2006, le Bureau Européen de CEIS conseille et assiste les acteurs publics, européens ou nationaux, ainsi que les acteurs privés dans l’élaboration de leur stratégie européenne, notamment sur les problématiques de défense, sécurité, transport, énergie et affaires maritimes. Implanté à Bruxelles, au cœur du quartier des institutions européennes, le Bureau Européen conduit et participe également à des projets européens dans ces domaines.

  1. Etudes et Analyses
    Etudes de faisabilité, études sur les enjeux et perspectives, cartographie des acteurs, conseil et accompagnement au niveau européen, identification des thèmes clés au vu de la stratégie de l’opérateur et suivi des sujets.
  2. Ingénierie et management de projets
    Identification, sélection des appels à projets et marchés publics dans les programmes des Institutions, recherche de partenaires pour la mise en place de consortiums équilibrés, montage et gestion des projets.
  3. Organisation de groupes de réflexions et d’une conférence annuelle sur la sécurité et la défense
    Conception, organisation et animation d’événements ponctuels ou de réseaux de coopération et d’échanges mixant institutions et entreprises.

Pour mener à bien ses missions, l’équipe s’appuie sur un réseau de contacts, d’experts et de partenaires à l’échelle européenne. Les consultants effectuent également une veille permanente ciblée à l’aide des outils de surveillance développés par CEIS et assurent un suivi des débats législatifs, des travaux réglementaires mais aussi des nombreux séminaires et conférences qui rythment la vie bruxelloise.

Exemples de missions

Intelligence Artificielle (IA) et Big Data pour le Commandement & Contrôle (C2)

Le SecDef Forum a accueilli le 8 janvier 2019 à Bruxelles un public d’une quarantaine de représentants d’États-Membres, de l’OTAN, d’institutions UE et de l’industrie pour un échange sur la transformation du C2, l’Intelligence Artificielle et le Big Data. Le Général Jean-Paul Paloméros, ancien NATO Supreme Allied Commander Transformation et aujourd’hui conseiller sénior chez CEIS, a présidé les débats.
La discussion a commencé par un exposé sur les enjeux actuels et notamment l’explosion du volume des données générées, phénomène connue sous le nom de Big Data, au sein des forces armées. Caractérisé par les 4 V (volume, Vitesse, Variété et Véracité), le Big Data engendre de nombreux défis pour le C2 dont la traçabilité des données et des décisions prises, le risque de perte d’informations à valeur-ajoutée, l’enjeu de l’interconnectivité des systèmes, la résilience et la sécurisation des systèmes C2.
L’IA peut s’avérer être un outil pertinent pour faire face à ces défis, notamment ceux relevant de la vitesse et du volume des données. Les échanges ont permis d’évoquer plusieurs avantages de l’IA. Les technologies d’IA opèrent rapidement de nombreuses actions sur les données : regroupement, fusion, détection de signaux (dont les signaux faibles), production d’analyses et de synthèses, propositions d’options. Ces actions confèrent à l’IA plusieurs fonctions à valeur-ajoutée pour le C2 telles que l’amélioration de la connaissance de l’environnement opérationnel, la réduction du volume d’informations pour une concentration des hommes sur les informations pertinentes et, de façon plus globale, le soutien et l’aide à la prise de décision.
Les fonctions de l’IA appliquées à la sphère militaire ne se limitent pas aux effets cinétiques, puisque les technologies IA offrent un large potentiel dans les domaines logistique, de gestion des ressources (humaines et matérielles), médical, du RETEX ou de l’entraînement.
Une présentation d’Axel Dyèvre, Directeur associé chez CEIS, a notamment permis de voir l’optimisation des interactions homme-machine selon le volume et la structuration des données. La réflexion sur la place de l’homme dans un C2 intégrant de plus en plus de technologies IA se révèle d’autant plus importante au regard de la nature sensible du monde militaire. En effet, l’IA requiert des conditions d’emploi qui ne sont pas forcément réunies, de façon pérenne, par les forces armées, notamment en opération : connectivité continue, accès à des données structurées et confiance envers la technologie.
L’intervention de Pierre Goetz, Senior Manager chez CEIS, a ensuite mis en lumière différentes approches nationales (USA, Chine, Russie, Israel) quant à la vision stratégique, les moyens et les ambitions à déployer pour une utilisation de l’IA pour le monde militaire.
Les différentes présentations et interventions effectuées lors de ce SecDef Forum ont alimenté une interaction dynamique avec les participants, entre autre sur le « mode dégradé »  et de la dépendance technologique. La nécessité d’intégrer des innovations et expertises issues du secteur privé à la sphère militaire a été invoquée, ainsi que l’importance d’éduquer le grand public aux usages militaires de l’IA afin de sortir du débat réducteur, mais très présent dans les médias généralistes, sur les « robots tueurs ».

PREDICT (FP7 Sécurité – 2014/2016)

Le projet PREDICT vise à fournir une solution aux défis posés par les effets cascades dans le contexte de crises multi-sectorielles, notamment dans le domaine des infrastructures critiques. Le projet se base sur les trois piliers suivants : des méthodologies, des modèles et des outils logiciels. Leur utilisation combinée permettra aux organismes de gestion de crise d’augmenter leur connaissance et leur compréhension des effets cascades, d’améliorer leur niveau de préparation et de renforcer leur capacité de réponse face aux effets domino.

Le consortium PREDICT regroupe des centres de recherche nationaux (CEA, Fraunhofer, TNO, VTT), des PME (CEIS, ITTI), des industriels (Thales and Thales Netherlands) et des utilisateurs finaux (VRZHZ, SYKE and UIC).

La qualité des solutions développées sera assurée par une forte implication des utilisateurs finaux tout au long du projet. Ces derniers interviendront à trois niveaux : comme partenaires du projet, comme membres de l’Advisory Board du projet et à travers leur participation à une série de workshops.

Au sein de PREDICT, CEIS est responsable de deux work packages. D’une part, CEIS gère la participation des utlisateurs finaux tiers au projet ; d’autre part, elle a en charge les activités de dissemination et d’exploitation des résultats du projet.

BODEGA (H2020 Sécurité – 2015/2018)

CEIS est partenaire du projet BODEGA, co-financé par la Commission européenne dans le cadre du programme H2020. L’objectif de BODEGA est d’étudier et de modéliser les facteurs humains dans l’exercice du contrôle aux frontières. BODEGA fournira des solutions visant à améliorer les tâches clés réalisées par les gardes frontières ainsi que la prise de décision dans la gestion des contrôles. Ces solutions bénéficieront à l’ensemble des utilisateurs finaux de BODEGA, depuis les autortités en charge de  la gestion des frontières jusqu’aux voyageurs franchissant celles-ci.

BODEGA est coordonné par VTT – le principal centre de recherche finlandais – et rassemble un consortium de 15 organisaitons issues de 7 Etats membres : le CEA, l’Institut autrichien de technologie (AIT), Thales, l’Union Internationale des Chemins de fer (UIC), CEIS, l’Université de Namur, ATOS, Z&P, Ubium, Happywise et des utilisateurs finaux : les gardes frontières grecs, finlandais (RAJA) et italiens (ADM).

Le rôle principal de CEIS dans le projet BODEGA est d’établir et de maintenir le lien avec la communauté des utilisateurs finaux – i.e. les autorités nationales, européennes et internationales impliquées dans la gestion des frontières de l’UE – et de contribuer à l’analyse des facteurs humains dans la gestion des frontières.

TETRIS (DG HOME – 2014/2016)

CEIS est coordinateur du projet TETRIS (Terrorist in Europe Targeting Railways Infrastructures). TETRIS vise à mieux comprendre la nature de la menace terroriste visant les infrastructures ferroviaires. Ce projet européen aboutira notamment à l’organisation d’un exercice de gestion de crise simulant une attaque terroriste. L’objectif est de soutenir la formation des acteurs impliqués dans la gestion des conséquences de ces attaques et de proposer des outils innovants d’analyse de cette menace.

TETRIS rassemble au sein d’un même consortium :

TETRIS s’inscrit dans la continuité des projets CRIME et SAFIRE précédemment menés par CEIS dans le domaine de la radicalisation violent et du terrorisme. Ce projet a été co-financé par la DG HOME de le Commission Européenne dans le cadre du Programme CIPS.

Publications liées :

RECOBIA (FP7 Sécurité – 2012/2015)

CEIS est coordinateur du projet FP7 Sécurité RECOBIA. Le but du projet RECOBIA est d’améliorer la qualité de l’analyse dans le domaine du renseignement en travaillant à réduire l’impact des biais cognitifs dans le travail des analystes.

RECOBIA rassemble au sein d’un même consortium, des sociétés travaillant sur l’analyse du renseignement et les technologies de l’information (CEIS, Thales, Hawk, Atos, Zanasi SrL), des centres de recherche (CEA, Université de Konstanz, Graz University of Technology) ainsi que des psychologues (ISEA Psy) spécialistes des biais cognitifs.

L’EUROSINT Forum, l’association pan-européenne des professionnels du renseignement et de l’OSINT,  est également partenaire du projet, son rôle étant d’animer la communauté des professionnels du renseignement au sein du projet RECOBIA, qui sont largement impliqués dans le projet. A ce jour une vingtaine d’agences en Europe ont manifesté leur intérêt à participer à ce projet.

Outre sa participation aux recherches scientifiques, en tant que Coordinateur du projet RECOBIA, CEIS est également responsable de la direction quotidienne du projet ainsi que de la gestion des relations entre les différents partenaires.

www.recobia.eu

EUROCYBEX (Projet CIPS – DG HOME – 2011/2012)

Exercice de cyber-crise européen impliquant plusieurs Etats-Membres, Eurocybex est un projet coordonné par CEIS qui s’est déroulé avec le support de l’ENISA. Il a été co-financé par la DG HOME de le Commission Européenne dans le cadre du Programme CIPS. Pleinement intégré au programme européen d’exercices de cyber-crises, Eurocybex s’est appuyé sur les résultats de l’exercice Cyber Europe 2010. Les objectifs du projet étaient d’améliorer et de tester des procédures de coopération face au cyber-crises, au niveau européen.

Pour accéder au rapport public final du projet EUROCYBEX (en anglais), cliquez ici

+Toutes nos missions
  • Boulevard Charlemagne, 42 - 1000 Bruxelles
  • Tel : +32 2 646 70 43 / Fax : +32 2 646 70 22