2 août 2017

[NOTE STRATÉGIQUE] Impression 3D – Des technologies de rupture au service des Armées

Depuis le milieu des années 90, la « numérisation » a désigné les procédés de conversion des contenus sur supports analogiques et physiques (texte, image, audio, vidéo) en données numériques, c’est à dire exploitables par les terminaux informatiques qui se sont multipliés depuis : ordinateurs, téléphones, tablettes, etc.
Ce processus global de « dématérialisation » touche maintenant les sphères physiques et biologiques sous la dénomination grand public d’« impression 3D », qui désigne des procédés permettant de produire un objet réel en 3 dimensions à partir d’une modélisation numérique. Dans les 10 dernières années, les technologies digitales, les matériaux utilisés et les procédés mis en œuvre ont fait de tels progrès que les applications se multiplient chaque jour un peu plus : pièces aéronautiques complexes à réaliser, parties d’avions, de drones, et de fusées imprimées en3D, organes, boîtes crâniennes et implants dentaires, pizza et confiseries, robes de luxe, etc.
Pour la Défense, la vitesse des progrès technologiques dans ce domaine laisse envisager des applications susceptibles de bousculer la manière dont un certain nombre de fonctions opérationnelles de soutien des Armées (Santé, Commissariat, Logistique, MCO…) opèrent actuellement.
Si le concept d’emploi des applications militaires de l’impression 3D reste encore très exploratoire, les premières expériences menées – notamment aux Etats-Unis – démontrent de réels intérêts opérationnels, notamment pour ces fonctions de soutien :
  • Soutien logistique et maintien en condition opérationnelle : accélérer la production et les réparations, raccourcir la chaine logistique
  • Santé : créer des prothèses, organes, implants sur mesure ; imprimer des médicaments ad-hoc
  • Alimentation : fournir des rations alimentaires ad-hoc, contenant des repas adaptés à l’individu et la nature de la mission

 


A propos des auteurs
Axel Dyèvre est Directeur associé chez CEIS.  Axel a commencé sa carrière comme officier. Consultant en stratégie de 1995  à 1997, il a été ensuite Senior Partner chez DATOPS (maintenant LexisNexis Business Information Solutions),  société développant des systèmes d’information de 1997 à 2005. Ayant participé à l’aventure CEIS depuis les débuts en 1997, il rejoint opérationnellement la société en 2006  et a créé CEIS-Bureau Européen à Bruxelles quil dirige depuis lors. Depuis 2013, il est également en charge du DGA Lab qu’il a mis en place (initialement SIA Lab).
Olivia Cahuzac-Soave est Consultante senior et a rejoint CEIS-Bureau Européen en février 2011. En plus de ses missions de conseil et d’analyse sur les questions de défense et de sécurité, Olivia participe aux projets européens menés par CEIS, notamment dans les domaines de la sécurité civile et de la gestion de crise.
Asinetta Serban est Consultante senior chez CEIS-Bureau Européen. En plus de ses missions de conseil et d’analyse, elle participe aux projets européens de recherche conduits par CEIS dans les domaines de la sécurité. Parmi ses autres missions, Asinetta participe à la gestion et l’animation de l’EUROSINT FORUM, l’association pan-européenne des professionnels du renseignement.