14 septembre 2017

[Note Stratégique] La survivabilité des hélicoptères : une préoccupation au coeur des engagements modernes, un enjeu majeur pour demain

Etienne Daum, manager Aéronautique, Défense et Sécurité.

Préface du général de division Michel Grintchenko, commandant l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (COMALAT).

Elément clé des armées, l’hélicoptère est et restera un maillon indispensable des opérations aéroterrestres et aéromaritimes. Ce type d’aéronef est un multiplicateur de forces : il permet aux décideurs sur le terrain d’obtenir un éclairage de la situation tactique et de disposer d’une force de réaction rapide et souple d’emploi. Suivant l’évolution de la situation au sol, le commandement pourra accélérer le rythme de la manœuvre, soit en procédant à un héliportage de troupes, soit en concentrant une forte puissance de feu sur un point donné. Il s’agit ainsi de se rapprocher de la notion d’ubiquité des forces : être en mesure d’intervenir partout et rapidement pour renforcer un dispositif ou réorienter un effort. L’hélicoptère, en tant que moyen de transport ou d’appui-feu, est un élément unique des opérations du fait de ses caractéristiques de vol : atterrissage et décollage vertical, capacité à être mis en œuvre depuis n’importe où, etc.

Cette note vise à mettre en perspective la question de la survivabilité de l’hélicoptère, question régulièrement soulevée au cours des opérations des dernières années alors que les voilures tournantes s’avèrent indispensables à la conduite de ces opérations. Ce questionnement est renforcé par l’évolution prévisible des conflits futurs et un retour à une opposition plus symétrique, susceptible de remettre en cause la capacité à opérer des hélicoptères par des menaces trop importantes. Il s’agit dans cette note de remettre en perspective la vulnérabilité de l’hélicoptère par rapport aux missions, à leur mise en œuvre et aux menaces (asymétriques, symétriques) auxquelles il doit et devra faire face.