8 septembre 2014

[Note Stratégique] Les Centres de commandement et de contrôle (C2), un enjeu stratégique structurant

En juin 2011, l’OTAN dans le cadre d’un processus général de réforme a décidé de rationaliser la structure de commandement militaire. C’est l’ACO (Allied Command for Operations) qui est le plus touché par cette réforme dont la mise en œuvre devrait s’achever d’ici à la fin 2015, lorsque toutes les entités concernées auront atteint leur capacité opэrationnelle totale.

Cette réforme tient compte des nouvelles tâches découlant du concept stratégique de 2010, et le niveau d’ambition de l’Alliance est maintenu. Certains éléments de l’ACO vont gagner en souplesse et vont fournir une capacité déployable de commandement et de contrôle (C2) au niveau opératif, qui offrira des possibilités d’intervention rapide dont l’Alliance ne disposait pas auparavant. Si l’objectif majeur de cette réforme est de réduire les effectifs des deux commandements stratégiques de l’Alliance, le besoin croissant de coordination tant militaire que civilo-militaire est également au cœur du changement.

Alors que la France a réaffirmé son ambition d’ ëtre nation-cadre pour une opération interalliées de moyenne ampleur, le « Command an Control » (C2) est plus que jamais un élément structuran. Faisant suite aux décisions du Livre blanc qui fixe le niveau d’ambition, et à la parution du concept d’emploi des forces, qui définit le cadre dans lequel les forces armées sont aujourd’hui appelées à opérer, il semble nécessaire de lancer une réflexion sur le sujet.