2 février 2015

[Projet RECOBIA] : Un projet européen offre des solutions pour améliorer la qualité du renseignement

Le projet RECOBIA propose des résultats innovants pour améliorer la qualité de l’analyse du renseignement et fournit des solutions opérationnelles pour mieux prendre en compte le facteur humain dans le renseignement.

Le projet RECOBIA a identifié des moyens pour améliorer le travail des officiers de renseignement en réduisant l’effet négatif des mécanismes cognitifs non-conscients. Également connus sous le nom de biais cognitifs, ces mécanismes affectent l’ensemble des activités du renseignement. Ce projet de recherche de trois ans, financé par l’Union européenne dans le cadre du programme FP7, est arrivé à son terme fin janvier 2015 et ses résultats sont disponibles pour les parties intéressées.

Les résultats de RECOBIA permettent une avancée décisive dans la pratique du renseignement. Les activités des officiers de renseignement ont été décomposées et regroupées en « actes élémentaires du renseignement » (Key Intelligence Tasks – KITS). Ces KITs décrivent pour la première fois ce que sont les actes individuels de recherche, d’analyse et de traitement de l’information. Leur définition a été faite à la fois du point de vue du métier « renseignement » et du point de vue de la psychologie. Les biais cognitifs susceptibles d’affecter les officiers de renseignement ont été identifiés et décrits ainsi que les conditions de leur occurrence et leurs effets. Enfin, le consortium a développé des stratégies de réduction de l’impact négatif de ces biais. Conçues pour être facilement appliquées dans des environnements contraints, elles contribuent à améliorer la qualité du travail des officiers de renseignement.

Un scénario a été créé afin d’illustrer le travail des officiers de renseignement. A partir d’un contexte général réaliste, quarante situations spécifiques ont été définies pour illustrer concrètement les situations dans lesquelles les officiers de renseignement sont soumis aux biais cognitifs et en démontrent les effets sur leur travail.

Le renseignement étant par nature une activité humaine, le projet RECOBIA a démontré que les officiers de renseignement sont – comme toute personne – soumis aux biais cognitifs. Les effets de ceux-ci sur leur manière de travailler et, par conséquent, sur la qualité du renseignement sont avérés, et ce d’autant plus que leur métier s’exerce dans un environnement stressant dans lequel le temps est compté.

Le consortium du projet RECOBIA, composé de PME, d’universités, de grandes entreprises et de centres de recherche, a travaillé étroitement avec des représentants des services de renseignement de toute l’Union européenne. Des séminaires de travail ont été organisés et ont vu participer plus de 100 représentants de 21 agences nationales et 5 institutions européennes. Les travaux conduits pendant ces sessions de travail avec des professionnels du renseignement ont permis, d’une part, d’identifier les besoins et les exigences de la communauté du renseignement et, d’autre parte, de valider les résultats du projet et les solutions développées. Facilement applicables, celles-ci répondent aux exigences et aux contraintes du travail des officiers de renseignement.

Enfin, parce que toute personne est affectée par les biais cognitifs, les solutions identifiées ne sont pas seulement utiles aux professionnels de renseignement mais ont un large éventail d’applications, notamment dans les secteurs employant des professionnels de l’information, comme le conseil, la presse et la finance.

Pour plus d’informations :

www.recobia.eu

recobia